27.11.2009

Love Love Love

Aujourd'hui, j'aimerai tomber amoureuse.  Une journée ou deux. Sentir mon coeur de midinette s'émouvoir, s'affoler, palir, rougir, sautiller, vibrer, se perdre, se noyer, rire.... Regoûter à cette joie adolescente, incontrôlable, excentrique, immature mais si attachante... Oui. Redonner à mon sang palôt les couleurs de ce feu d'artifice bollywoodien.


Aspiration égoïste.

 

Juste tomber amoureuse et rire de moi.

 

26.11.2009

Fatiguée

 

J'ai une chape de sommeil qui pèse sur mes cils invitant mes paupières à clore la lumière. J'ai un matelas de fourmis qui paralyse mes mains, mes doigts,mes jambes et mes pieds. J'ai la rouille des ans incrustée dans mes muscles grignotés par le temps.

 

Et je m'enfonce dans le sol.

 

Aujourd'hui, je suis fatiguée.

24.11.2009

Blind

De la fenêtre de mon bureau, l'érable blotti au centre de la cour a pris ses cheveux d'automne... Je ne les avais pas remarqués.

Mais où étais-je?

Sans doute dans ce monde où l'on s'évertue à galvauder le tissage du temps, devenant ombres grises sur le chemin glacé du Styx...

23.11.2009

Cela en valait-il la peine?

Croisée dans le 8ème ce midi? Dame très chic.

En main? parapluie beige très chic.

Pourtour du parapluie? froufrous de fourrure... véritable.

 

Mélanger les ingrédients, soupoudrez d'une bonne averse et vous obtenez?

Dégoulinas de fourrure mouillée avec odeur de chien mouillé

Pour Dame plus très chic....

 

Bref, l'éternelle histoire du soufflé essoufflé.

 

 

 

19.11.2009

fou allié

  

 

Dame au chevalier.JPG

Jeune Dame, il faut vous éveiller,

Le prince, le galant, le chevalier,

Ne viendra pas à vos pieds s'agenouiller.

 

Il est parti séant  vagabonder au doux pays du Prozac,

Se noyer dans les vapeurs de stupre et d'ammoniaque,

Pour oublier combien devant vous il avait grand trac.

 

18.11.2009

Accro

Voilà, c'est officiel: je suis accro!

- de la cigarette? ouiiiiiii,

- de l'alcool? si vous me proposez un Pomerol, un Coteau du Layon, un Montbazillac, un Bourgueil... cela pourrait se faire,

- du chocolat? du noir avec plaisir, du lait envisageable, du blanc incertain,

- des livres? indiscutablement et irrémédiablement,

- de la musique? celle de la nature de préférence,

- du thé? Lapsang Souchang quand tu me tiens..... je fonds,

- de mon appart? A ma grande surprise...j'avoue.

 

Bref Accro-quer.

Même si l'on peut se passer de beaucoup et se contenter de peu... un certain temps.

Même si l'on peut s'étonner soit même.

Il reste donc un espoir et un goût de paradis perdu.

 

14.11.2009

Hésitations

Attendre la fin de la tempête et même l'après tempête... jusqu'à l'oubli ou l'acceptation de cette situation....

Toujours pareil... ca me défrise.

Acte difficile de peser le pour et le contre.

Envie de régler une situation pour plus de clareté.

Réflexion sur le résultat...

Scepticisme...

L'expérience m'a bien souvent démontré que cela n'était pas bienvenu de faire de la lumière là ou règnait l'ombre paisible...

mais comme dit si bien Jean Cocteau: "Un général ne se rend jamais, même à la retraite" ....

 

13.11.2009

le chapeau et les talons

 

Rencontre avec une parisienne désirant grandir par le haut...

Après les talons, outils pratiques mais féroces pour tricher et souffrir... voici venu l'élèvation par le haut... je nomme.... le chapeau.

Rencontre furtive mais instructive.
Dame vieillissante, complexée par sa taille, cherche moyen d'en imposer....

 

Pour vous, nombreux à ne pas l'avoir croisée- quel dommage-  Madame avait des hauts talons, un fuseau léopard, une veste noir et un chapeau qui, de hauteur, faisait entre 20/25 cm de profondeur, jucher sur une choucroute de cheveux oxydés d'une hauteur impressionnante....

 

Madame, si votre attrait se rapporte à votre chef, vous êtes l'équilibriste du mois.

 

 

 

12.11.2009

télégramme

URGENT - STOP - FUGUEUSE DE LA REALITE - STOP - CHERCHE SANDALES DE PLOMBS - STOP - POUR COLLER PIEDS A TERRE - STOP - ADRESSER COLIS - STOP - A TETE EN L'AIR-  STOP - CITE DE L'UTOPIE - STOP -

 

 

10.11.2009

Derrière ma fenêtre

 

Derrière ma fenêtre qui m'isole du monde, qui m'isole de vous, je vois la vie passer sans me regarder. Alors je somnole. Mes paupières lourdes se recouvrent lentement de verdure. Ma porte baille exhultant un ultime souffle de poussière et d'insectes. Dans un énième soupir, je m'affaisse un peu plus sur moi-même. Je rêve. Je rêve de cris d'enfants, de rires de femmes, de soupirs d'hommes. Et j'attends. Fidèle comme un chien dont la niche, abandonnée, sert de refuge aux hérissons, la-bas, au fond du jardin. Je vous attends.

Moi. La silencieuse.